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LA
MOUCHE BLANCHE -LA MOUCHE BLANCHE DE SERRE -Trialeurodes
vaporariorum
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La mouche blanche Trialeurodes vaporariorum est un des parasites prédominant affectant les plantes. Elle est originaire probablement d'un pays d'Amérique tropicale ou subtropicale. Les mouches blanches ne sont pas de vraies mouches. Elles appartiennent à l'ordre Hemipteres et au sous-ordre Homopteres (sauterelles, aphides, mouches blanches ,etc.). Ils forment la famille des Aleyrodidae. Cycle de vie et apparence Il y a six stades dans le cycle de vie de la mouche blanche : tout d'abord l'oeuf, puis le premier, le second, le troisième larvaire, le faux stade pupal et enfin l'insecte adulte. La femelle de la mouche blanche dépose ses oeufs sous les jeunes feuilles du sommet des plantes. Ces oeufs sont attachés par de courts crochets aux feuilles. Ils sont blancs, de forme ovale et d'une taille d'environ 0,25 mm. Parfois ils sont couverts d'une sorte de poudre, générée par les ailes de la femelle. Un à deux jours après avoir été déposés, ils deviennent bruns à noirs. Après 7 à 10 jours, la larve émerge. La jeune larve sortant de l'oeuf mesure environ 0,3 mm et a des pattes et des antennes bien développées. Elle est active pendant quelques heures, cherchant une bonne place dans la feuille pour s'y nourrir. Lorsqu'elle l'a trouvée, elle s'y installe. Une fois qu'elle a percé le tissus de la feuille avec ses mâchoires, elle perd ses pattes et reste à cet endroit pour continuer son développement. Durant le second stade larvaire, la larve reste couchée aplatie sous la feuille. Comme elle est transparente, elle est très difficile à voir. A ce stade, elle mesure environ 0,37 mm. Au troisième stade larvaire, la larve atteint environ 0,51 mm. Par ailleurs, ce stade est identique au précédent. Lors du faux stade pupal, la larve est tout d'abord aplatie, mais ensuite elle devient plus épaisse. Elle atteint une taille d'environ 0,73 mm. A ce stade, elle dépose beaucoup de cire. Dès que ses yeux rouges deviennent visibles, la pupa en développement prend une couleur blanc sale. Etant donné que la larve a besoin d'une grande quantité d'acides aminés pour son développement, elle absorbe de grandes quantités de sève de la plante. La sève contient tellement de sucres qu'ils sont rapidement sécrétés comme des gouttes de liquide mielleux. Les plus grosses larves en particulier sécrètent beaucoup de ce liquide mielleux. Les larves produisent aussi beaucoup de cire sur et autour de leur arrière. Dès que la mouche blanche adulte émerge, elle commence à manger immédiatement. Elle a deux paires d'ailes de couleur blanche. Plus tard, les ailes et le corps sont couverts d'une poudre blanche cireuse, ce qui donne aux insectes leur apparence caractéristique. Les insectes adultes peuvent être trouvés le plus souvent au sommet des plantes. Les femelles mesurent environ 1,1 mm. et les mâles 0,9 mm. Temps de développement Le temps de développement d'une mouche va dépendre principalement de la température et de la plante hôte. Il apparaît que le temps de développement de l'oeuf à l'insecte adulte diminue plus la température est élevée.A part en d'extrêmes circonstances, le taux d'humidité fait peu de différence. Reproduction et accroissement de la population Un à deux jours après avoir atteint le stade adulte, la femelle de la mouche blanche commence à déposer des oeufs. Si elle n'a pas été fécondée, elle dépose uniquement des oeufs mâles. Après la fécondation, qui prend place peu de temps après l'émergence en insecte adulte, la femelle peut alors déposer des oeufs mâles et femelles. Une population de T. vaporariorum est principalement composée de mâles et femelles au taux de 1 : 1. Le nombre d'oeufs déposé par une femelle dépend de la température de la plante hôte. Des observations ont été faites de 28 à 534 oeufs par femelle. La longévité d'une mouche blanche adulte dépend aussi principalement de la plante hôte et de la température. Hibernation La mouche blanche de serre n'a pas de stade d'hibernation spécial. Sa survie en hiver dépend de la plante hôte. Les oeufs sont les plus aptes à survivre à de basses températures pour autant que ces températures ne soient pas trop basses. A 3° les oeufs peuvent survivre plus de 15 jours alors qu'ils ne dépassent pas 5 jours à 6°. Dommage Le dommage causé dans une plantation par la mouche blanche est la succion du tissu de la feuille et le dépôt de la sécrétion mielleuse par les larves et les insectes adultes. Cela peut avoir les effets suivants sur une plantation : si la population
de mouche blanche est grande, la succion de la sève de la plante
par l'insecte adulte peut influencer le processus physiologique de la
plante et causer un rabougrissement et un mauvais développement
de celle-ci. Sous le soleil, les feuilles peuvent s'éclaircir et
tomber. Des dommages aux feuilles affectent le développement des
fleurs ou des fruits et peut causer une récolte réduite
; LA MOUCHE BLANCHE DU TABAC Bemisia tabaci La mouche blanche du tabac Bemisia tabaci appartient à la même famille que la mouche blanche de serre, les Aleyrodidae. Cet insecte est aussi appelé mouche blanche du coton ou mouche blanche de la patate douce. On la remarqué premièrement en Grèce sur le tabac en 1889. Par la suite, il fut aussi découvert en Floride (1900), au Sri-Lanka (1926) et au Brésil (1928). Après cela, il fut trouvé dans des pays tropicaux et subtropicaux à travers le monde. B. Tabaci a un énorme nombre de plantes hôtes et infecte un grand nombre de plantations dans le monde entier. En particulier, il cause des dommages à des plantations tropicales telles que cassaves, patates douces, coton, aubergines et tabac. En ce moment, c'est une véritable peste pour les plantations de coton dans certaines parties des Etats-Unis, le plus grand problème étant la résistance en augmentation de la mouche blanche aux divers insecticides utilisés dans la culture du coton. En serre, B. tabaci a été découvert comme infestant les Poinsettias et devenu résistant à beaucoup d'insecticides. Il peut aussi être trouvé dans de nombreuses autres variétés de plantations sous serre. Cycle de vie et apparence B. tabaci se développe similairement à T. vaporariorum. Il y a aussi un stade oeuf, trois stades larvaires, un faux stade pupal et le stade d'insecte adulte. L'adulte ressemble fortement à l'adulte de T. vaporariorum, mais il est un tout petit peu plus petit et plus jaune et lorsqu'il se repose, il garde ses ailes plus près de son corps. Les adultes sont difficiles à distinguer. Les oeufs de B. tabaci sont, lorsque fraîchement déposés, d'une couleur vert jaunâtre. Ils restent de la même couleur, ne virant pas noirs comme dans le cas de la mouche blanche de serre. Afin de distinguer les différentes espèces de mouches blanches, il faut observer la larve dans son faux stade pupal. L'apparence du corps dépend beaucoup de la plante hôte. Si la plante hôte a des feuilles tendres, la pupa n'aura pas de poils, alors que sur des feuilles poilues elle peut avoir sept paires de poils. B. tabaci est cependant souvent confondue avec d'autres espèces. T. vaporariorum et B. tabaci peuvent aussi être distingués par quelques caractéristiques lors du faux stade pupal. Autour du corps de la pupa du T. vaporariorum, on peut observer un cercle de courts fils érigés de cire. B. tabaci n'a pas ce cercle. T. vaporariorum est aussi de forme ovale alors que B. tabaci a une forme pointue à l'arrière et de couleur plus jaune, voire plus jaune clair. Il est nécessaire d'observer un certain nombre d'individus car le cercle de fils cireux sur T. vaporariorum peut parfois disparaître, soit partiellement, soit totalement. Temps de développement B. tabaci est connu comme un fléau d'été dans les zones tropicales et subtropicales. Le développement des insectes est optimal à de fortes températures (environ 30°-33°). En dessus de 33°, le temps de développement diminue rapidement. Le temps de développement de B. tabaci dépend aussi de la plantation et de l'humidité. Non seulement le type de plante est important, mais aussi la qualité de la plantation. Des situations de stress tels que pas assez de luminosité, de hautes températures ou une extrême humidité peuvent influencer directement ou indirectement le temps de développement. Il est possible que de différentes races de B. tabaci prennent des laps de temps différents pour se développer. Longévité La longévité des adultes de B. tabaci est hautement dépendante de la température. A de hautes températures (28°-30°), la femelle vit de 10 à 15 joursalors qu'un adulte actif en hibernation peut vivre un à deux mois. Même sans plante hôte et dans une serre vide, un insecte adulte peut survivre pendant quelques semaines à de basses températures, malgré le fait qu'il ne peut survivre à des températures de gelées. Dommages Les larves et les adultes de B. tabaci peuvent causer directement des dommages en suçant le tissu des feuilles. Cela peut réduire la récolte. Plus important cependant est le dommage indirect causé par la transmission de virus et la sécrétion de la substance mielleuse. Les effets de la succion des feuilles et de la sécrétion de la substance mielleuse sont les mêmes que pour la mouche blanche de serre. B. tabaci est un porteur important de désastreux virus. L'insecte transmet plus de 25 virus et beaucoup d'autres maladies. Même une population relativement peu importante peut causer beaucoup de dommages par la transmission de virus. Ces virus peuvent causer de sévères maladies. LENNEMI NATUREL DE LA MOUCHE BLANCHE Encarsia formosa Encarsia formosa est très bien connu et communément utilisé comme parasite de la mouche blanche de serre. La guêpe parasite vient probablement d'une région tropicale ou subtropicale. Malgré le fait que son origine exacte soit inconnue, il est probable que E. formosa provienne de la même région que son hôte T. vaporariorum. De nos jours, la guêpe parasite peut être trouvée en Europe, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada et Etats-Unis. E. formosa appartient à la famille des Aphelinidae, qui appartient à l'ordre des Hymenopteres. Cycle de vie et apparence Durant son développement, E. formosa traverse six stades : l'oeuf, trois stades larvaires, un stade pupal et le stade d'insecte adulte. Le développement de ces stades, excepté le stade adulte se passe à l'intérieur de l'hôte qui est soit la larve, soit la fausse pupa de la mouche blanche. La femelle peut déposer un oeuf dans une mouche blanche durant n'importe quel stade larvaire, mais elle préfère le troisième stade larvaire et la jeune pupa étant donné que cela offre au parasite les meilleures chances d'un développement réussi. Au milieu du développement de E. formosa à l'intérieur d'une pupa de mouche blanche de serre, celle-ci tourne à la couleur noire. Une pupa de mouche blanche de serre parasitée peut être facilement reconnue. Lorsque la mouche blanche du coton est parasitée, sa pupa devient transparente à brune. La guêpe adulte émerge de la pupa par un trou rond net. La guêpe parasite femelle mesure environ 0,6 mm, avec une tête et un thorax noirs, et un abdomen jaune. Le mâle est complétement noir et légèrement plus grand que la femelle. Une population consiste en un taux de moins de 1 2 % de mâles. Les insectes adultes se nourrissent de la substance mielleuse et des fluides corporels des larves de la mouche blanche. La guêpe parasite préfère se nourrir d'hôtes au seconde stade larvaire, même si elle peut s'en nourrir durant les autres stades. Temps de développement Beaucoup de recherches ont été entreprises sur le temps pris par E. formosa pour se développer et sur sa longévité en comparaison avec T. vaporariorum. Le développement de E. formosa dépends en particulier de l'âge de l'hôte attaqué et de la température. A 23°, la pupa de la mouche blanche devient noire dix jours après avoir été parasitée. La guêpe parasite est alors dans son stade larvaire. Deux jours après, le stade pupal commence et cela dure environ sept jours. Dix à onze jours après que la pupa de la mouche blanche soit devenue noire (donc environ 21 jours après que la mouche blanche ait été parasitée), la guêpe parasite émerge. E. formosa se développe plus rapidement que la mouche blanche. Voici un tableau du temps de développement d'un oeuf jusqu'à l'adulte chez T. vaporariorum et E. formosa à différentes températures : Température Temps de développement (en jours) T. vaporariorum E. formosa 20° 30.8 28.2 25° jour/20° nuit 30.9 24.4 25° 24.4 15.6 Reproduction et accroissement de la population Une population de E. formosa est presque entièrement constituée de femelles. Des mâles sont rarement trouvés. L'accouplement n'est pas essentiel pour la reproduction. Des femelles non fertilisées peuvent produire des femelles, ce qui est connu sous le nom de reproduction parthénogénétique. Le parasite femelle peut déposer environ 300 oeufs dans des conditions optimales. Chaque jour, approximativement 10 à 15 oeufs sont déposés. La température et l'humidité ont peu d'importance pour la reproduction. Entre 18° et 27° , cela a un effet négligable., cependant une humidité entre 50 % et 85 % est plus favorable. La longévité d'une femelle diminue rapidement plus la température monte. A 30°, une femelle vit seulement quelques jours. Comportement de recherche et distribution E. formosa a un comportement de recherche très actif. Elle cherche au hasard dans la plantation jusqu'à ce qu'elle trouve une mouche blanche. Après avoir parasité toutes les mouches blanches d'un endroit, E. formosa cherche une nouvelle source de nourriture. Les guêpes peuvent couvrir des distances de 10 à 30 mètres et peuvent localiser rapidement n'importe quelle mouche blanche. La substance mielleuse collante produite par la mouche blanche retarde le mouvement de E. formosa, donc une forte infestation de mouches blanches est plus difficile à contrôler. Parasitisme de la mouche blanche par E. formosa Parasitisme de T. vaporariorum par E. formosa La manière dont T. vaporariorum est parasitée par E. formosa dépend beaucoup de la plantation. En exemple, les concombres ont quelques caractéristiques qui peuvent causer des problèmes dans le contrôle de la mouche blanche. Les feuilles poilues de la plantation et les veines apparentes des concombres peuvent réduire la mobilité de la guêpe. Les longs poils du concombre causent aussi une contamination rapide de la guêpe par le liquide mielleux sécrété par la mouche blanche, ce qui fait qu'elle a besoin de plus de temps pour se nettoyer. La relation entre la mouche blanche et la guêpe parasite diffère selon la plantation. Cela doit être pris en compte dans l'usage du contrôle biologique en adaptant le moment de l'introduction de la guêpe parasite. La mouche blanche de serre dépose des oeufs sur les plus jeunes feuilles. L'âge d'une larve sur une jeune feuille est pratiquement similaire. Ainsi, quand elles vont parasiter leurs hôtes, l'âge des guêpes parasites est raisonnablement uniforme. A des températures entre 21° et 24°, les larves non parasitées de mouches blanches vont émerger sept jours avant les guêpes parasites. La défoliation peut cependant influencer le taux de mouches blanches par rapport aux guêpes parasites. Lorsque les feuilles atteignent l'âge de deux semaines, le parasite est à son avantage. Les feuilles hébergent souvent à ce moment-là des larves de mouches blanches qui ne sont pas encore parasitées. Mais lorsque les feuilles sont âgées de cinq à six semaines, la mouche blanche a un avantage. A ce moment, les feuilles hébergent principalement des pupas déjà parasitées. Cela doit être pris en compte pour décider quand défolier la plantation. A une basse température et à une faible luminosité, le parasite est inactif. A des températures en dessus de 18°, le parasite peut voler. En dessous de cette température, le vol est limité mais le parasite peut marcher, donc sa migration prendra plus temps. Le parasitisme va prendre place, mais moins qu'à des températures plus élevées.. Le pourcentage de parasitisme va augmenter avec la température. Lorsqu'il fait plus froid dans une serre, plus de problèmes se produisent dans le contrôle biologique de la mouche blanche qu'à de plus hautes températures. Parasitisme de B. tabaci par E. formosa La mouche blanche du tabac est aussi parasitée par E. formosa. Le comportement de la guêpe parasite est similaire que lorsqu'elle parasite la mouche blanche de serre, cependant la pupa parasitée de B. tabaci est moins reconnaissable. Le changement de couleur dû au développement de la guêpe parasite dans la pupa est difficile à voir. Souvent la pupa est transparente et la guêpe parasite peut être vue au travers d'elle. La pupa peut aussi devenir brunâtre. Lorsque les deux sortes de mouches sont présentes, la guêpe parasite démontre une légère préférence pour la mouche blanche de serre. Mais le parasitisme de la mouche blanche du tabac réussit lorsque c'est la seule espèce présente. Les guêpes parasites qui se sont développées dans la mouche blanche du tabac sont légèrement plus petites que celles qui se sont développées dans la mouche blanche de serre. Cela est dû à la différence de taille du corps des deux hôtes. En ajustant le schéma d4introduction de la guêpe parasite, B. tabaci peut être bien contrôlée biologiquement, même lorsqu'il apparaît en même temps que la mouche blanche de serre. AUTRE ENNEMI NATUREL DE LA MOUCHE BLANCHE Verticillium lecanii Verticillium lecanii est un champignon commun qui peut affecter les arthropodes, entre autres. Ce champignon a été décrit pour la première fois en 1861 et a été observé sur plusieurs sortes d4insectes, mais particulièrement sur des aphides, insectes à carapaces, mouches blanches, araignées et sur des mites et des nématodes.. Il a aussi été découvert comme un saprophyte, qui est un organisme vivant dans un matériau organique mort. V. lecanii se produit aussi comme un hyper parasite sur des dépôts de rouille et même sur d'autres insectes attaquant les champignons. Les champignons peuvent être facilement isolés du sol. V. lecanii appartient à la classe des Deuteromycetes et à l4ordre des Moniliales. Les champignons sont largement répandus dans les zones tempérées et tropicales. Sous les tropiques, des populations d'insectes sont souvent infectées naturellement, mais en régions tempérées, l'infection naturelle prend place uniquement dans les serres. V. lecanii est un champignon spécifique qui ne met pas en danger les oiseaux, poissons et mammifères. Il ne peut pas parasiter les plantes. V. lecanii a été observé pour la première fois sur une mouche blanche en 1915, et avait été décrit comme Cephalosporium lefroyi. Le champignon a depuis été observé plusieurs fois sur la mouche blanche et souvent nommé par des noms tels que Cephalosporium lecanii. L'espèce V. lecanii contient un complexe de plusieurs souches fongiques, principalement les insectes que l'on croyait être de différentes espèces.Les différentes variétés diffèrent peu en apparence, mais plutôt selon leur hôte. Cependant certains chercheurs préfèrent voir le complexe de V. lecanii divisé encore en plusieurs espèces. C'est pour cela que différents noms sont souvent utilisés dans la littérature pour décrire ce champignon, ce qui peut être confusionnel. Apparence Le champignon a une apparence cotonneuse blanche à jaune clair. Sous un microscope, des fils blancs sont visibles avec des branches qui sont presque à angle droit avec eux. Au bout de ces branches se trouves les têtes de spores. Dans ces têtes il y a une ou plusieurs spores (25 au plus), entourées par une fine couche de limon. Lorsque les mouches blanches sont affectées par V. lecanii, elles meurent avant que le champignon soit visible. Les larves et pupas mortes sont parfois jaune clair à jaune foncé, ridées et ne sont plus brillantes. Sous des conditions favorables, un duvet de champignon blanchâtre peut être observé sur les insectes affectés après quelques temps. Effets Une spore de V. lecanii germe sur l'insecte et les poils du champignon commencent à grandir à l'intérieur de son corps. Cette croissance prend place sur la substance mielleuse que les mouches blanches sécrètent ou sur les carbohydrates qui sont ajoutées pour la formulation de la substance. Après cette croissance saprophytique, le champignon peut infecter l'insecte. Alternativement le champignon peut pénétrer directement l'insecte. Il va alors se développer plus profondément à l'intérieur de l'insecte et éventuellement le tuer. Finalement le champignon va croître à travers la peau de l'insecte et produire des spores sur l'extérieur du corps de son hôte. L'infection peut alors se répandre sur d'autres insectes. Les premiers symptômes du champignon peuvent être observés sur la mouche blanche environ après sept à dix jours et cela devient évident deux semaines après avoir sprayé des spores. Lorsque les hôtes sont des thrips, les symptômes sont moins prononcés à cause de la grande mobilité de ces insectes. Mais en trois semaines, cela peut être observé même avec les thrips par un déclin de leur population. L'espèce V. lecanii infestant la mouche blanche infecte premièrement les larves de celle-ci. Avec une haute humidité, le champignon tue aussi les pupas et les adultes, mais les oeufs ne sont jamais infectés. Les conditions favorables pour la croissance et la multiplication de V. lecanii sont des températures situées entre 15° et 28° et une humidité relative à 80 % ou plus. Lorsque ces conditions sont réunies, l'application de ce champignon est la plus efficace. Dans les serres, la mouche blanche peut être parasitée par V. lecanii naturellement, mais des épidémies se produisent rarement, par conséquent un bon contrôle ne prend place. Propagation de l'infection Contrairement aux autres champignons entomopathogeniques, V. lecanii est capable de produire des spores sur des insectes vivants. Cependant, cela n'arrive pas souvent. Habituellement, les spores sont formées sur des insectes tués par le champignon, ou sur des insectes qui sont morts d'une autre manière. V. lecanii n'est pas capable de se répandre rapidement et efficacement dans une population d'insectes parasites étant donné que ses spores ne sont pas mobiles librement dans l'air. Elles sont couverte de limon, donc la propagation de l'infection peut prendre place seulement mécaniquement ou avec l'aide de l'eau. L'infection va simplement se propager sur les insectes non infectés à proximité immédiate. A cause de leur surface visqueuse, les spores peuvent coller sur un insecte. Si l'insecte est contaminé par des spores de cette manière et se déplace ailleurs, l'infection peut se répandre plus loin. Malgré qu'en théorie, une épidémie peut se répandre dans une population d'insectes, en pratique cela se produit seulement avec une haute densité de population et sous de très favorables conditions pour le champignon (haute humidité). De tels situations se produisent difficilement. Pour un contrôle efficace par le champignon, l'application doit être répétée plusieurs fois, jusqu'à ce que presque tous les insectes soient tués. Il peut être nécessaire de répéter l'application si des parasites infestent à nouveau la plantation. Différents produits à répandre peuvent être trouvés dans le commerce contenant des spores de V. lecanii. Sources: Green-House Gva, cm - avril 2000 |
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